Communications – mails

À propos des mails et autres données chez Google…

Le temps n’est plus où il était nécessaire d’alerter sur la prédation opérée par Google et ses nombreux services sur nos données personnelles. Il est fréquent aujourd’hui d’entendre dire sur un ton fataliste : « de toute façon, ils espionnent tout » (Framablog : Ce que récolte Google : revue de détail)

S’attaquant avec l’aplomb d’une entreprise toute-puissante à l’universalité des droits, Google réplique à la demande de la Cnil, en affirmant que « si le droit à l’oubli est désormais la norme en Europe, ce n’est pas le cas dans le monde entier. Il existe d’innombrables cas dans lesquels ce qui est illégal dans un pays ne l’est pas dans un autre. Cette approche représente un nivèlement par le bas : au final, Internet serait seulement aussi libre que l’endroit le moins libre du monde ». LDH : Google s’attaque à l’universalité des droits !

81. Depuis son lancement en 2004 jusqu’à la fin de l’année 2017 (au moins), Google peut avoir analysé le contenu des courriels Gmail pour améliorer le ciblage publicitaire et les résultats de recherche ainsi que ses filtres de pourriel. Lors de l’été 2016, Google a franchi une nouvelle étape et a modifié sa politique de confidentialité pour s’autoriser à fusionner les données de navigation, autrefois anonymes, de sa filiale DoubleClick (qui fournit des publicités personnalisées sur internet) avec les données d’identification personnelles qu’il amasse à travers ses autres produits, dont Gmail. Le résultat : « les annonces publicitaires DoubleClick qui pistent les gens sur Internet peuvent maintenant leur être adaptées sur mesure, en se fondant sur les mots-clés qu’ils ont utilisés dans leur messagerie Gmail. Cela signifie également que Google peut à présent reconstruire le portrait complet d’une utilisatrice ou utilisateur par son nom, en fonction de tout ce qui est écrit dans ses courriels, sur tous les sites visités et sur toutes les recherches menées. » (Framablog : Les données que récolte Google – Ch.6)

à visionner absolument : Nothing to hide

1. Le fournisseur

Choisir le fournisseur de mail est souvent fait au plus vite… Les connus tels que google (gmail), microsoft (hotmail) sont souvent les premiers choisis.

Exemples de chemins parcourus par le mail.

Le plugin MailHops, disponible sur Thunderbird, montre le chemin parcouru par un mail pour arriver dans notre boite.

Courriel expediteur@gmail écrit via web (firefox)

 

 

 

Courriel expediteur@gmail écrit via logiciel de mail

On voit que les mails sont enregistrés en dehors de l’Europe, en dehors de nos lois et règlements…

Par contre, en choisissant des fournisseurs européens…

Courriel entre expediteur@laposte.net et destinataire@wanadoo.fr
Courriel entre deux utilisateurs de laposte.net

Comment choisir notre fournisseur ?

  • Le critère de gratuité ne peut pas être LE critère…  “Si c’est gratuit c’est que vous êtes le produit”.
  • La sécurité des données et la pérennité du service sont plus importantes.

Pour ma part, j’utilise ces serveurs de mails.

  • Mon fournisseur d’accès à l’internet – Orange – en adresse wanadoo. Mais cette adresse peut être supprimée si je change de fournisseur d’accès à internet…
  • laposte.net : même s’il n’est pas le plus performant, j’y suis depuis plus de 10 ans; si cela ne résout pas le problème de qui est le produit, les mails ne sortent de France que si mon destinataire est à l’internationale… … ou s’il est chez Google.
  • Mon adresse venant de mon site propre, hébergé chez ovh, mais tout le monde ne veut pas son site propre. Voici 10 ans que je suis chez OVH et je n’ai rien à reprocher à cette société.
  • Une adresse sécurisée fournie par le service libre et opensource ProtonMail.

2. Le logiciel

Ensuite, pour écrire, il est préférable d’utiliser un logiciel de mail plutôt que se rendre sur le site et écrire en webmail.

Sur Linux et Windows, j’utilise Thunderbird

Sur Android, j’utilise K9 Mail, FairEmail et protonmail.